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PROJETS
 


concepts des projets (1995 - 2018)
 
 

Descriptif des concepts qui sous-tendent les divers projets Des Chants comme des pensées lâchées par le souffle, un projet évolutif qui se poursuit depuis 1995.

Pour voir quelques images reliées à chacun des projets, cliquer sur les liens projets 2000-2018 ou projets 1995-2000 à votre droite.

 

 
Mise en contexte

Les Chants sont des pensées lâchées par le souffle lorsque les gens sont émus par de grandes forces et que les paroles ne suffisent plus.
Orpingalek. Poète esquimau.

Cette phrase poétique lue par hasard, s’est associée naturellement à mon livre fétiche Les Chants de Maldoror de Lautréamont, un livre ayant marqué de façon exceptionnelle mon imaginaire de jeune artiste au tout début de ma carrière.
Cette rencontre associative a servi d’élément déclencheur à la mise en forme d’un vaste chantier de création amorcé vers la fin de l’année 1995.

À partir de ce moment, déconstruire le livre Les Chants de Maldoror de Lautréamont, devient un projet long de création aligné sur mes capacités vitales.
Ce livre joue un rôle d’atelier mental, à partir duquel je développe librement de nombreuses séries plus ou moins longues, jumelées à des expériences diverses de création, toujours renouvelées par des prétextes inattendus, mais devant au bout du compte établir des liens de connivences tant sur le plan du sens que celui de l’esthétique.

 

Image tirée du projet 09: Une singulière rencontre
Image tirée du projet 09: Une singulière rencontre
En fait j’articule un lieu pictural par addition de fragments, qui deviennent des séries, qui deviennent des cycles, desquels sont empruntés certains prélèvements ouverts à d’autres mutations pour laisser surgir l’œuvre inattendue, celle qui arrive parfois à me surprendre et m’insuffler un peu de paix. Et je continue à avoir peur, à douter que le vide arrive et me fasse basculer.
 

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Chant des épidermes
Dans ce projet long et presque sans fin, j’associe à la fois les ombres saisies par la caméra/les ombres transformées par les outils numériques/les fragments de paysages photographiés/en plus d’un choix d’œuvres picturales, graphiques et infographiques réalisées antérieurement dans les séries Le cortège/Dernière migration 20028 et À la hauteur d’un homme debout. (1998-99). C’est un jeu migratoire basé sur les nouvelles associations et emprunts d’accords ou divergences appartenant à l’autre. J’insère volontairement l’étranger à un ensemble, question de le rendre malgré ses divergences apte à s’harmoniser pour une lecture de l’œuvre finale.      
 

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Rêver le jour, Survivre à la nuit » 2015…2016….à suivre.
Cette série en cours de réalisation s’attarde à traduire la pause, un arrêt obligé pour mieux sentir la vitesse du temps qui glisse et froisse à l’improviste l’épiderme. Ces corps solitaires font corps avec le paysage, ils deviennent les imposteurs du lieu et endossent l’habit de camouflage. Cet arrêt sur image impose l’immobilité et la concentration. Bien sûr, chaque image peut s’associer à une autre et converser de belle manière avec elle. Ce serait bien je pense. Mais ici je souhaite que chacune rêve le jour intensément pour bien survivre à la nuit… qui viendra inévitablement.  
 

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Ceci n'est pas une ombre: seulement l'ombre d'un doute
Chant cinquième, Hommage No5, Carnet 3. 2010 à 2014...
Ce nouveau corpus d’œuvres s’inscrit naturellement dans mes questionnements et préoccupations de fond concernant les notions de passage et de précarité. L’expérience photographique prétextée au départ par une marche sur mon terrain où je vois mon ombre se projeter de façon démesurée au sol devient ici la matière brute de création, une sorte d’esquisse saisie à vif. Elle est empreinte d’un instant fossilisé qui tatoue les lieux tout en transparence et en chuchotement avant de disparaitre. À partir de ces photographies, je m’installe à l’ordinateur et tente de faire surgir de nouveaux accords entre les nombreuses dissonances.Pour défier le doute et tenter le réel, je dois faire de ces ombres une toute autre transcription, une création indépendante de sa représentation.  
 

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Faire la tête/sans épaules
Chant cinquième, Hommage No5, carnet 5 (2009…)
Série, en développement depuis 2009 et qui fait partie de plusieurs carnets. C’est le souvenir de Béatrice qui m’insuffle le désir de construire une œuvre intimiste, réservée, qui appelle la confidence. Tous ces carnets partagent le silence installé entre elle et moi; ils traduisent l’incertitude et dessinent l’inconnu.
Faire la tête/sans épaules établit un lien avec la disparition, l’effacement, la perte des traits premiers, leur mutation irréversible.
Chaque visage emprunté à la série Portraits d’ombre 2001, se transforme et se laisse envahir par l’autre, l’identité source se confond en une tête étrangère à elle-même.

Créations numériques devant être imprimées au jet d’encre sur supports divers.

 

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Le cortège
Chant cinquième, Hommage No 5 Carnet 6 (2008…)
Cette phrase du poète français Jean Chatard, “Je marche dans un jour qui me concerne seul”, a servi d’élan à ce long carnet. Dans sa solitude et ses parcours intimes, chacun sent son corps mis à l’épreuve et son âme subtilement l’envahir. Nous habitons seul, un espace emprunté et fragile pressentant l’état d’alerte vu la fugacité de la vie. Ici, tous ces corps marchent inexorablement vers ce qui leur est destiné. Leur mandat s’inscrit dans l’engrenage du temps révolu.
Un travail de recherche et créations numériques amorcé en 2008, s’ouvrant aussi sur de nouvelles propositions picturales de grand format.

Format : 183 cm H x 128 cm L; acrylique sur support Herculem et impressions au jet d’encre sur supports divers.

 

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L’Atelier rouge
Chant cinquième, Hommage No7 (2006)
Hommage à Matisse à partir de son tableau L’Atelier rouge. Cette œuvre sert de prétexte à la série.
Dans sa toile, Matisse réduit les murs et le sol de son atelier à une seule surface continue du même rouge uniforme. Pour lui, une toile est un plan, il faut l’admettre une fois pour toutes.
Dans la suite de cette affirmation, je choisis de m’approprier l’espace d’exposition comme canevas pour l’installation d’un seul tableau composé de plus de 56 séquences autonomes. Ainsi, je souhaite faire écho à cette phrase de Matisse : Tout ce qui n’a pas d’utilité dans un tableau est par le fait même nuisible.
Une importante exposition s’est tenue à l’hiver 2007 au Centre National d’exposition de Jonquière.

Œuvre comprenant 20 impressions au jet d’encre sur toile d’artiste: 153 cm H x 122 cm L ; 36 impressions au jet d’encre sur toile d’artiste montée sur faux cadre : 61 cm H x 61 cm L.

 

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Ombres en exil
Chant cinquième, Hommage No6 (2005)
Un travail de création stimulé par une association libre entre les peintures noires de Goya et les Blacks Paintings de Ad Reinhardt : coïncidences et paradoxes autour de la sémantique du tableau noir.
Un collage mental a créé pour moi un lien signifiant avec le chiffre 14 : les 14 derniers tableaux noirs chez Goya et les 14 années de Ad Reinhardt consacrées à ses Ultimates paintings.
Ces deux artistes ayant projeté une ombre sur la peinture avec pourtant chacun une histoire différente, ce fut pour moi prétexte pour revisiter couleur et technique. Le numérique et la peinture se sont contaminés, les passages de l’un à l’autre ont fait naître des œuvres originales au plan pictural et infographique.

Cet hommage offre deux volets:
Figures d’ombre et de silence:(Reinhardt). 14 créations numériques, jet d’encre sur bannière de polypropylène: 122 cm H x 92 cm. L
Gestes sombres et sourds:(Goya). 14 tableaux réalisés à l’acrylique sur papier Herculem: 183 cm H x 127 cm L.
 

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Tenues de veille
Chant cinquième, Hommage No5, carnet 2 (2002…)
Débuté en 2002, ce carnet offre une suite de petits actes de solitude et de confidence adressés à l’âme de Béatrice. Un travail intimiste et de longue haleine s’inscrit alors.
C’est par ailleurs un hommage à Kurt Schwitters qui soutient que seul le mouvement vers un but, et non le but lui-même, nous assure de franchir nos propres limites. Un prétexte d’ouverture et de permissivité. Pour l’instant, je privilégie l’association d’images et d’écritures souvent liées au processus de création, un dialogue sourd et intime entretenu avec mon ami et poète Jean Chatard.

Cet espace de création se maintient en état d’alerte par la collecte de données brutes et la mémorisation d’instants brefs. Cette œuvre s’adresse à l’inconnu qui nous attire et nous effraie tout à la fois, c’est un état de veille et d’attente où l’insécurité et le doute s’associent aux états ressentis dans le processus de création.
Création numérique. Chaque séquence est jumelée à une autre pour créer une œuvre nouvelle.

Impression au jet d’encre sur bannière de polypropylène: 61 cm H x 92 cm L.

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Détails de l’infini
Chant cinquième, Hommage No2 (2001…)
Un hommage à l’artiste Roman Opalka et à ses Détails qu’il poursuit toujours depuis 1965. Il travaille sur le détail de l’infini qui n’est jamais identique à un autre détail de l’infini… Il prouve que l’homme peut encore convertir la conscience de sa propre disparition en une présence picturale, ouvrant sur la plus large des perspectives. Il tente de faire de sa vie, un seul tableau.
L’idée de ce projet est une démarche additive se créant séquence après séquence comme un long texte visuel, une lettre ouverte n’arrivant pas à se conclure.

Elle se présente en un long rouleau au sol et ne pouvant jamais être vue dans sa totalité.
Elle comprend 92 séquences pouvant être déroulées et vues par regroupement de huit à dix images à la fois. L’ensemble du rouleau mesure 46 cm H x 50m L et est présenté sur un trottoir de bois permettant le déroulement séquentiel sur une longueur maximale de 600 cm.

Médiums mixtes sur support Herculem.
 

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Chronique visuelle pour l’éloge du fugitif
Chant cinquième, Hommage No2 (2001…)
Œuvre murale évolutive composée originalement de 78 fragments faisant toujours référence aux Détails d’Opalka.
Ici, chaque fragment représente une sorte de métaphore à ces Détails. En cours de réalisation en atelier, une photographie numérique témoigne de chaque fragment, qui sera par la suite retravaillé à l’ordinateur. Sa nouvelle vie reste imprévisible, mais le but est de permettre de multiplier les générations, soit d’en appeler toujours d’une autre image…puis d’une autre encore, défiant l’infini.

Actuellement, cette œuvre comprend (72) fragments mesurant: 46 cm. H x 30 cm. L et 6 fragments horizontaux mesurant chacun : 46 cm H x 153 cm L. médiums mixtes sur support Herculem.

 

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Portraits d’ombre/Un album souvenir
Chant cinquième, Hommage No3 (2002)
Un hommage à l’artiste Christian Boltanski, en référence surtout à son œuvre Les suisses morts.
Toute l’esthétique de Boltanski évoque avec nostalgie le pouvoir et la puissance de la mort. Il semble que son œuvre soit vouée à une théâtralisation des émotions dont l’économie est soumise au règne des ombres. Cette œuvre apporte le doute, ces regards attestent de la dualité de notre être pris entre son éternité et sa finitude. Il dit lui-même qu’il travaille sur l’idée de la fragilité et de la disparition.

Pour ce travail de création, j’ai choisi des photos d’êtres aimés, morts ou vivants, proches ou significatifs pour moi. Ces photos souvent anciennes (signalant de toutes façon, un temps déjà mort) ont toutes été retraitées au moyen de l’infographie et associées à des textes choisis de Paul Auster dans son livre Le carnet rouge/l’art de la faim.
L’œuvre finale comprend un montage de 112 portraits imprimés au jet d’encre sur (2) bannières de polypropylène, mesurant au total: 306 cm. H x 306 cm. L. L’installation dans une fenêtre permet de composer avec la transparence et les effets de densité de la lumière.

 

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Épreuves d’atelier
Chant cinquième, Hommage No7 (2005)
Une série à part, réalisée en parallèle à d’autres projets.

Ces dessins libres servent de relais, de points d’arrêt, question de garder le souffle, de refaire le plein. Ce sont des études pour le pur plaisir du geste et de la trace laissée. Une sorte d’écriture du cœur s’associant à l’économie des signes pour  dire l’essentiel avec peu.

Toutes ces études ont été d’abord stimulées par le travail de recherche fait préalablement avec les outils numériques utilisés aussi pour la série de L’Atelier rouge.
Cela a donné deux formats d’œuvres acrylique et crayon sur papier Arche blanc:
121 cm H x 79 cm L    et  113 cm H x  77 cm L.


10
Lenz / scénographie
Chant troisième, Œuvre No5 (2001)
Conception et réalisation de la scénographie pour la pièce de théâtre “ Lenz” texte de Georg Büchner, mise en scène par Rodrigue Villeneuve. La pièce a été présentée au Petit théâtre de l’UQAC à l’automne 2001.

Une expérience de création qui se révèle étroitement liée à ma démarche d’artiste. En lien avec les intentions du metteur en scène, le travail de conception s’aligne sur la mise en forme d’un lieu pouvant suggérer un hôtel désuet ou un voyageur/narrateur se retrouve solitaire et obsédé par l’histoire de Lenz. Il en résulte une scénographie jouant de sobriété et de silence. Des grandes surfaces de plastiques peintes à l’acrylique essuyé, conservant les possibilités de translucidité, sont suspendues au plafond. Les angles donnés volontairement, suggèrent les couloirs et donnent un effet de cloisonnement, de labyrinthe. Très peu de mobilier, juste un lit, une chaise et un lavabo.
Tout se joue avec les effets d’éclairage qui suggèrent les atmosphères et montées émotives du texte.
Le décor se veut acteur pour donner la réplique au narrateur, presque toujours seul en scène.

Il impose par sa taille, presque 8 mètres de hauteur, mais reste fragile, il est comme un corps qui réagit et surprend, il nous fait imaginer ou percevoir ce que nous dit le narrateur.
Les effets picturaux marquent clairement l’ensemble de ce décor…
 

09
Une singulière rencontre
Chant sixième, Album No6 (2000 - 2001)
Cette série est réalisée en concomitance avec la scénographie de Lenz. J’emprunte au théâtre le rôle d’acteur. C’est cette phrase de Lenz qui lance l’aventure de création: “J’ai déjà dessiné tous les personnages sur les murs de ma chambre”. C’est une association de la solitude de la création à la solitude de Lenz, voulant exprimer l’urgence de faire des images afin d’arrimer l’existence, de l’investir d’un certain sens.
Étant dans la peau de Lenz, je me provoque à travailler différemment, avec des médiums et des supports inhabituels, mais cet Autre me rejoint, et bien sûr les personnages peints sur les murs, restent les miens.

Cela a donné un grand nombre d’œuvres peinture sur papier: Une quarantaine de formats plus petits: 66 cm. H x 50 cm. L et de 76 cm. H x 61 cm. L.
Une quinzaine de plus grands formats : 121 cm H x 79 cm L. et 113 cm H x 77 cm L.
 

08
Et ce silence déjà entendu…
Chant troisième, Œuvre No3 (2000)
Réalisation d’une œuvre pour l’exposition thématique “L’eau de là” organisée par le Centre national d’exposition de Jonquière à l’été 2000. (10 artistes invités).

On nous demande de nous inspirer de l’eau, soit comme thème ou comme élément constituant de l’œuvre. Les liens phonétiques avec l’au-delà peuvent aussi jouer rôles d’inspirants.

Dans ce cas-ci, j’établis naturellement des connivences avec le livre de Jacques Poulin “Les grandes marées” dont je venais de terminer la lecture. C’est cette phrase qui a lancé l’aventure: “ En gardant bien la tête dans l’eau… ( ) il constata qu’il n’avait aucun mal à flotter…. ( ) le froid gagnait le reste de son corps… ( ) sa tête heurta quelque chose…”

Comme résultat: trois (3) longues bandes horizontales de 61 cm H x 372 cm L
Et neuf (9) fragments verticaux de 61 cm H x 30.5 cm L.
Médiums mixtes sur Herculem.


07
Et qu’as-tu fait de mon corps, Dieu?
Chant sixième, Album No2 (1999)
Titre et œuvre inspirés des Carnets d’Artaud…“L’existence perdue”.
C’est l’angoisse extrême d’Artaud traduit par cette période intense d’écriture et de dessin marquant le sentiment profond de perte…

J’ai voulu plonger dans ce vide et tenter d’y rassembler ce qui me divise et m’interpelle sans cesse.


Ensemble de 20 bandes horizontales ayant chacune une dimension de 30 cm H x 190 cm L, créant une sorte de frise ou les corps s’allongent, s’interpellent et tentent de rassembler un “nouveau corps” : le corps fragmenté de l’œuvre elle-même.
 

06
Entre la peau du jour et nulle part…on écoute battre un coeur à la hauteur d’un « homme debout »
Chant sixième, Album No1 (1998-1999)
Cet album s’est associé dès le départ au recueil de poésie “L’Homme debout” du poète Jean Chatard.

Dans cette œuvre, traitant de mise en page et de lecture visuelle, le signe du corps a été privilégié comme élément de répétition jouant rôle de métaphore aux signes écrits. La schématisation du corps et sa place occupée dans l’espace fait surtout référence au monde du pictogramme, qui nous incite à le lire en même temps qu’à le voir.

Cette page d’écriture visuelle est composée d’un ensemble de 90 dessins ayant chacun 36 cm H x 190 cm L. L’ensemble de la murale mesure environ 360 cm H x 190 cm L. Œuvre mobile qui peut être présentée de diverses façons selon les lieux d’exposition.
Médiums mixtes sur Herculem.


05
À l’ombre des mots Selon Genet
Chant sixième, Album No4 (1996-1997).
Projet réalisé dans le cadre de l’exposition Selon Genet à la Galerie L’Œuvre de l’autre (UQAC) pour laquelle j’assume aussi le rôle de commissaire. J’opte pour la traduction visuelle du très beau poème de Jean Genet “Le condamné à mort”, un poème long de soixante-cinq quatrains. C’est ce nombre qui installe la structure combinatoire de l’œuvre et cette phrase de Genet “ En moi-même je rentre (…) je m’y installe un endroit délicieux d’où je regarderai sans craindre, la fureur des hommes… ”qui m’invite à utiliser un seul code, soit le signe du corps tout au long de cette série. C’est l’insistance du corps à signer l’espace, cet espace couché entre deux lignes. Ce sont des corps écrits à l’ombre des mots.

Projet immense de 60 bandes horizontales de 12 cm H x 61 cm L et cinq (5) bandes horizontales de 61 cm H x 152 cm L.
 

04
Quelques secrets murmurés à l’œil
Chant quatrième (1995)
Projet conçu et réalisé en réponse à l’invitation à créer une œuvre in situ à la Galerie Le Lobe (Atelier l’Oreille coupée) à Chicoutimi. L’œuvre est composée de huit (8) petits lieux ou l’œil peut espérer y capter quelques secrets. Cette phrase, devenue le titre de l’installation, s’est imposée dès le départ par une association naturelle au sens et à la sonorité de l’Oreille coupée.

Quelques secrets murmurés à l’œil joue de discrétion et propose une relation intime avec chacun des spectateurs. Elle incite au rapprochement, à des liens de confidences, à des moments privilégiés, murmurés à l’œil qui sait se prêter au jeu … à voir ce qui ne peut être vu d’un seul coup d’œil à distance.

Les phrases sont empruntées à Paul Auster, à la deuxième partie de son livre L’invention de la solitude, soit, la partie Le livre de la mémoire où l’auteur s’emploie à une véritable reconstruction de la vie dans ses particules les plus secrètes.

L’installation comprend huit (8) petites chambres/théâtre de 14 cm x 14 cm, enfoncées dans le mur et illuminées par le dessus. Il y a aussi huit (8) phrases gravées à même les plaques de plâtre alignées au bas du mur.
 

03
Des sites d’ombre en mémoire de l’autre
Chant septième (1996…)
C’est un livre installatif qui se construit en parallèle aux autres projets et met en abîme le livre/atelier: Les Chants de Maldoror.


La déconstruction du livre amène chaque page à se fossiliser dans l’image, il se crée lentement un autre livre. Un livre d’images prend forme, site après site, en avalant le premier, en le disséquant, en le mémorisant, en proposant son ombre à d’autres lieux.

Chaque site sert de souffle et accompagne la réalisation des autres “Chants”; il sert de chronomètre et de point final à ce voyage artistique.
À travers cette réécriture plastique du livre de Lautréamont, je m’amuse à faire l’inventaire d’un vocabulaire visuel personnel que j’utilise maintenant sans m’en rendre compte. Très vite, l’aspect compact du livre de poche m’indique un concept défiant la légèreté, la mobilité, l’adaptabilité.

L’ensemble doit facilement voyager et s’adapter à différentes options de présentation et d’installation; c’est pourquoi les 448 sites se doivent d’avoir la même dimension, soit: 15 cm H x 11cm L x 2.5 cm E.
Jusqu’à maintenant, 250 sites sont réalisés sur support de Gatorfoam avec l’utilisation de médiums mixtes. Comme ce projet se poursuit et évolue avec le temps, à part le maintien du format initial, toutes les variantes de supports et de médiums utilisés sont possibles.

 

02
Dérives et autres exils possibles
Chant deuxième (1995 - 1996)
Ce deuxième chant étant composé de 16 couplets, m’invite à développer une série comprenant autant de fragments pouvant se combiner et devenir un seul grand tableau.

Chaque œuvre est réalisée de façon autonome et doit s’imposer pour elle-même tout en créant un nouvel ordre cohérent par son jumelage aux autres. Dans cette série, je souhaite simplifier mes images en récupérant des fragments d’anciens dessins que j’associe à d’autres interventions pour y insuffler un nouveau sens. La couleur est réduite à son minimum : blanc, noir et or sur un support noir (papier Arche).

Les problématiques liées à l’espace sont privilégiées, il s’agit de faire valoir l’organisation formelle, le dénuement, le traitement abstrait du plan bidimensionnel. Un désir évident de défier la répétition des signes, de neutraliser les éléments figuratifs, d’éviter la monotonie du semblable, au profit du rythme et des dérives possibles provoquées par les diverses alternatives de composition.

Chaque Fragment a des dimensions variables.
Si tous sont alignés en frise, cela donne une dimension globale de 76 cm H x 243 cm L.
Il est aussi possible de superposer les fragments les uns au-dessus des autres pour créer une murale

 

01
Entre les actes…un temps sensible
Chant premier (1995-1996)
À partir des 14 couplets de ce premier chant, j’ai mis en dialogue 28 bandes verticales composées d’images et de mots. Chacune des 14 bandes/images contient 12 fragments (collage et peinture sur bois) superposés les uns aux autres et ayant tous la même dimension: 15 cm H x 11 cm L x 1 cm E. L'ensemble totalise 168 petits tableaux.

Chacune des 14 bandes/mots contient le même nombre de fragments ayant la même dimension et totalisant aussi 168 textes gravés dans le plâtre, bois ou gypse (courtes phrases empruntées à mon journal personnel).
Chaque bande verticale mesure 245 cm H x 14 cm L x 5 cm E. C’est une œuvre installative pouvant s’adapter à de multiples présentations. Je crois que cette série permet la dérive poétique, elle défie le système, la répétition et l’encadrement pour laisser apparaître l’imprévisible et l’association des mots avec les images.


* Cette œuvre a été acquise par l’Université du Québec à Chicoutimi en 2005.
 
     
 
Pour le fichier complet du descriptif des concepts,
cliquer sur ce lien ( fichier PDF)
 
   
 

Site conçu et réalisé par Monique Dugal
 
 

Sélection d'oeuvres

projets 1995-2000
concepts des projets 1995-2018
 

 

 

 

 

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